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Idées reçues sur l’optimisation du LCP

Réduire le poids des images ne suffit pas à améliorer le LCP. Découvrez où se cache vraiment le temps perdu, données réelles à l'appui.

Par Nicolas Dupont Mis à jour le 23 juin 2026

Améliorer le LCP (Largest Contentful Paint) d’une page est rarement simple : plusieurs éléments entrent en jeu, avec des compromis. Sur la plupart des pages, l’élément LCP est une image, d’où le conseil le plus répandu depuis cinq ans : réduisez le poids de vos images. Bien dimensionner et compresser ses images reste utile, et beaucoup de sites diffusent encore des fichiers inutilement lourds.

Mais quand on observe les données réelles des utilisateurs de Chrome, le temps de téléchargement de l’image n’est presque jamais le goulot d’étranglement. C’est une information capitale pour le SEO : le LCP fait partie des Core Web Vitals évalués par Google, et concentrer ses efforts au mauvais endroit revient à dépenser de l’énergie pour des gains marginaux ; pour la méthode complète, voyez comment optimiser le LCP.

Voilà le conseil le plus répété depuis des années et le plus mal calibré : réduisez le poids de vos images. Bien dimensionner ses images reste utile, je ne dis pas le contraire. Mais quand on regarde les données réelles des utilisateurs de Chrome, le téléchargement de l’image n’est presque jamais le goulot d’étranglement. Les vrais coupables sont ailleurs, du côté du TTFB et du délai de chargement.

— Nicolas Dupont

Le LCP se décompose en quatre sous-parties

Pour savoir où agir, il faut décomposer le temps écoulé avant le LCP. Quel que soit le framework, ce délai se répartit en quatre sous-parties : le temps avant le premier octet, le délai avant le chargement de la ressource, la durée de chargement de cette ressource, puis le délai d’affichage de l’élément.

Visualiser ces quatre segments change la perspective : on cesse de regarder uniquement le poids de l’image pour examiner toute la chaîne, du clic jusqu’à l’affichage complet.

Idée reçue Réalité (données de terrain)

Tout se joue sur le poids de l’image

La durée de chargement de l’image est la sous-partie la plus courte

Compresser l’image suffit

Les origines lentes y passent moins de 10 % de leur temps LCP

Le mobile est le vrai frein

La durée de chargement n’est que 20 % plus lente que sur ordinateur

Le téléchargement domine

Le délai avant chargement est près de 4 fois plus long

Le TTFB est négligeable

Un TTFB élevé peut à lui seul empêcher un bon LCP

TTFB et délai de chargement : les vrais coupables

Le temps avant le premier octet (TTFB) pèse lourd. Pour au moins la moitié des origines au LCP médiocre, un TTFB de l’ordre de 2 270 millisecondes interdit presque mécaniquement de passer sous le seuil de 2,5 secondes. On ne défie pas les lois de la physique, mais un CDN qui rapproche les contenus des utilisateurs aide nettement ; pour aller plus loin, voyez comment optimiser le TTFB.

Le délai de chargement de la ressource est le coupable le plus méconnu : c’est le temps perdu entre la réception du HTML et le moment où le navigateur lance enfin le téléchargement de l’image. Le site médian au LCP faible attend près de quatre fois plus longtemps qu’il ne télécharge réellement l’image. Les chaînes de dépendances (une feuille de style qui définit une image de fond, par exemple) en sont la cause fréquente.

Délai d'affichage et vision globale

Le délai d’affichage correspond au temps qui s’écoule une fois l’image prête, avant qu’elle n’apparaisse. Pour une page typique, il offre peu de marge, mais l’optimisation peut le faire ressurgir : si l’on précharge l’image alors que la page n’est pas prête à l’afficher (gros CSS bloquant, rendu côté client), le temps gagné réapparaît sous forme de délai d’affichage. D’où l’avantage du rendu côté serveur ou du HTML statique.

La leçon est claire : pour optimiser le LCP efficacement, il faut examiner le chargement de la page dans son ensemble, et cocher chaque sous-partie plutôt que de se focaliser sur la seule compression des images. Encore faut-il bien mesurer le LCP pour situer chacune d’elles.

Indiquer l'image LCP le plus tôt possible

L’essentiel est de signaler très tôt au navigateur quelle est l’image LCP. Une balise img classique aide le lecteur de préchargement à la trouver, et l’attribut fetchpriority= »high » (en évitant loading= »lazy ») déclenche son chargement immédiat.

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À faire

  • décomposer le LCP en quatre sous-parties
  • soigner le TTFB
  • raccourcir les chaînes de dépendances
  • prioriser l’image LCP

À éviter

  • tout miser sur la compression d’images
  • ignorer le délai avant chargement
  • négliger le rendu côté serveur
  • masquer l’image derrière une feuille de style

Points clés à retenir

  • Le poids de l'image n'est presque jamais le goulot d'étranglement
  • Analysez les quatre sous-parties du LCP
  • Réduisez le TTFB, au besoin avec un CDN
  • Supprimez le délai avant chargement de la ressource
  • Préférez le rendu côté serveur pour limiter le délai d'affichage

Pour cibler les vrais leviers du LCP, gardez ceci en tête.

Quiz : testez vos connaissances

  1. En combien de sous-parties le temps écoulé avant le LCP se décompose-t-il ?

    • Quatre : le temps avant le premier octet, le délai avant chargement, la durée de chargement et le délai d'affichage
    • Une seule, entièrement déterminée par le poids de l'image
    • Deux : la compression de l'image et son affichage à l'écran

    Quel que soit le framework, le LCP se répartit en quatre sous-parties : temps avant le premier octet, délai avant chargement, durée de chargement et délai d’affichage.

  2. Sur quelles sous-parties du LCP la plupart des origines lentes perdent-elles le plus de temps ?

    • Le délai d'affichage, qui offre presque toujours une large marge
    • La compression de l'image, qui reste le levier principal
    • Le délai avant le chargement de la ressource et le temps avant le premier octet (TTFB)

    C’est sur le délai avant chargement et le TTFB que les origines lentes perdent le plus de temps. Un TTFB élevé interdit presque mécaniquement de passer sous le seuil de 2,5 secondes.

  3. Faut-il arrêter de compresser ses images pour améliorer le LCP ?

    • Non, envoyer moins d'octets reste sain, mais ce n'est qu'une petite partie de l'amélioration du LCP
    • Oui, car le poids des images est le seul facteur du LCP
    • Oui, la compression n'a aucun effet sur le temps de chargement

    Compresser reste utile, beaucoup de sites diffusent des images trop lourdes. Mais c’est une part limitée du LCP, l’essentiel se joue sur le TTFB et le délai avant chargement.

À propos de l'auteur

Nicolas Dupont

Nicolas Dupont

Expert SEO Sénior & Fondateur

Il a fait grimper des sites en haut de Google et accompagné plus de 120 entreprises avant de fonder Les Webineurs. Sur votre projet SEO, vous échangez directement avec Nicolas, pas un commercial ni un junior. Un expert dédié et du trafic organique qui dure.

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